vendredi, décembre 19, 2008

Beefy boy

Voilà le beefy boy fanstasmagorique.

Celui que j'aimerais avoir dans mon lit et celui, surtout, à qui j'aurais aimé ressembler.

Ce qui est étonnant, c'est que, avec l'âge, je me rends compte que cette image là ne m'appartient pas tant que ça ... en fait, dans MON monde, ces mecs là ne me font pas fantasmer tant que ça. Et j'ai encore du mal à savoir si c'est simplement parce que je ne peux pas les avoir (donc, je zappe même le désir) ou bien si la réalité du désir ne m'appartient pas vraiment (elle appartiendrait plutôt au milieu gay, et je l'aurais avalé tout cru, par conformisme).

Alors quoi ... dans la réalité comment ça marche ? Ben je ne sais pas vraiment. Une partie de moi a envie d'aller jouer avec, et l'autre dit : non, n'y penses même pas.

Bon OK, j'ai juste envie de lécher son ventre plat et et m'envoyer en l'air avec lui. Point.

Et puis en réalité, j'ai envié d'autre chose.

Lui c'est le corps utilisable, et si j'ai parfois envie de lui, j'ai surtout besoin de la chair nourricière, affirmée, vivante, sensuelle et sexuelle.

Ce soir, je me suis vu dans le miroir de ma salle de sport et je me suis fait un peu peur. Je me suis trouvé ... différent. Plus ... euh ... pfff ... je respire ... ben mieux.

C'est dur un compliment.

J'ai beau résister, je suis bien obligé de constater qu'en vrai, mes bras ont grossi, je suis plus carré et je ne ressemble plus à la crevette d'il y a 1 an.

Alors bien sûr, tout ça c'est à mon niveau. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de modification fondamentale, radicale, énorme. Chaque modification, minime de mon corps est en réalité une révolution. Prendre ou perdre 2 ou 3 kilos est suffisant pour me foutre en panique. Alors bien sûr, prendre 10 kilos pour ressembler à monsieur beefy boy est juste impossible, parce que la modification serait trop radicale pour moi.

Voilà, tant pis c'est comme ça, ma limite est là.

N'empêche qu'aujourd'hui, en me regardant dans un miroir, j'ai réussi à me regarder plus de 5 secondes sans regarder ailleurs, et pendant un temps très court, j'ai été fier de moi. C'est une première, petite, mais marquante ... victoire.

1 commentaires:

... a dit…

le beffy boy dont tu parles ne me fait (moi non plus) pas tant fantasmer que ça, un peu pour les mêmes raisons que toi d'ailleurs; il est tellement inaccesible que ça me zappe mon désir, et puis est-ce vraiment mon fantasme ? Toujours est-il que je suis heureux pour toi que t'acceptes (un petit peu plus), et que tu puisses te regarder plus longtemps dans le mirroir, peut-être qu'avec le temps, l'esxpèrience, la maturité, la sagesse (et bla bla bla...) j'arriverais moi aussi à ton niveau, mais pour l'instant c'est pas gagné !!!!