dimanche, novembre 09, 2008

Wajdi

Je lis régulièrement le blog de Wajdi et j'ai beaucoup de mal à savoir si je l'aime ou si je le déteste. il est probable que ce soit un peu les deux.

lui et moi, on est comme les 2 faces d'une même pièce. pour grandir, il se calme (en partie), il apprend qu'être un écorché vif ne suffit pas, au moins pas toujours et pas pas partout, pas en toutes circonstances.

il vit dans son corps, dans ses tripes, dans ses odeurs ; il va combattre, physiquement. c'est un pur morceau de vie brute.

je fais, par moments et avec beaucoup de résistances, le chemin inverse. j'essaie de passer de la tête au corps sans me désintégrer au passage, j'essaie de croire en mes tripes et je n'arrive toujours pas à enfiler des gants pour aller combattre, physiquement.

j'ai rapidement évacué la question de savoir si Wajdi existe vraiment, en tant que personne, tel quel. dans le fond, je m'en tape. ce qui compte, c'est ce qu'il présente de lui ; personnage réel ou de fiction, pourcentage (combien ?) d'une personne bien plus complexe, ou autre ; je m'en fous. j'aime ce personnage là ; il est suffisamment puissant pour que je ne doute pas de son existence.

Wajdi, ce serait un grand frère idéal ; celui qui m'aurait aidé à passer de l'autre côté, au bon moment. à passer du côté de ceux qui osent, à trouver juste le petit morceau de bravoure qui fait que, au moment d'y aller, de foncer ou de frapper, y a pas une saloperie qui me retient collé au mur en disant : non, pas toi. 

6 commentaires:

Wajdi a dit…

Salut,

J'aime bien les gars ki sont au dos de la médaille sur lakelle je brille. Loin de vous rejetez ou de vous mépriser, vous m'intéressez. J'ai comme toi une sorte de balancement entre crainte et amour. Je vous ai regardé sans envier votre vie. Mais j'ai parfois envié vos notes à l'école... Et j'ai essayé d'être des votres sans y arrivé. J'aurais voulu réussir à la fac par exemple, comme un de mes freres, notamment pour faire la fierté de mon père.

Mais il était plus facile pour moi de dépoter dans le domaine du sport. J'ai une intelligence du corps ki m'a bien aidé à me construire et à m'estimer.

Ta description de moi m'amuse. D'abord, j'suis pas sûr d'être un écorché vif. Vu que j'étais un peu le petit prince de ma famille et k'ils se sont beaucoup sacrifiés pour me porter en héros. Et sinon, j'avais pas de mérite "à vivre dans mon corps", vu qu'il est confortable ni "à vivre dans mes odeurs" vu que j'sens bon. Lol. J'aurais pas aimé vivre dans la sueur acide. Mais l'odeur de ma peau me va très bien au naseau.

Combattre physikement n'est pas de tout repos et ya plus cool comme sport ou comme activité pour vivre dans son corps. Le combat, c'était un moment de ma vie. Ca m'a beaucoup appris. Personellement, j'm'y lancerais pas aujourd'hui si j'en avais jamais fait. D'abord paske combattre, ça veut d'abord dire accepter de s'en manger plein la gueule. C'est pas ke cogner l'autre. C'est même parfois écrire pour longtemps dans son corps l'inattention qu'on a eu pour un fragment de seconde. Donc un conseille, commence par des corps à corps plus gentils.

C'est pas forcément un mauvais calcul de me placer en grand frere, plutôt k'en petit : Vis à vis de mes p'tits freres, j'ai été plus protecteurs et j'leur ai épargné (relativement) la baston. J'étais plus féroce avec mes grands frères à ki j'faisais bouffer mes chaussettes pour vérifier ke j'restais le maître du territoire familial, après mon reup.

Pour te faire "passer de l'autre coté" j'ai souvent fait ça et j'aime le faire. Mais t'imagines pas ke ce soit avec douceur. Ca peut pas être avec douceur. J'crois ke tu peux pas passer ce cap là en etant seulement soutenu. Il te faut kelk'un ki te soutienne et ki te confronte en même temps. Kelk'un ki te bloque jusqu'à ce ke tu étouffes. Kelk'un qui sait faire ça sans être ni brutal, ni démagogue, pour ke tu sois obligé de trouver la force de te dépasser. Ke tu contactes l'énergie k'on a tous au fond, ke tu as forcément toi aussi. Pas l'énergie k'on a en surface. Celle ki te fait survivre dans la jungle.

Voilà. Merci pour ton billet. J'aime bien recevoir en effet. Et j'suis content ke tu m'aimes et ke tu me détestes à la fois. Continue, ça me gêne pas.

Tom a dit…

salut wajdi,

d'abord, je suis content de te lire.

ça me fait plaisir, ce blog n'ayant pas pour vocation d'être un lieu d'échange au départ, et les contributeurs étant assez rares (et je préfère, dans le fond, je me suis plus libre comme ça). ceci dit, merci de m'avoir répondu.

quelques petites choses. j'aime ton style direct mais je n'aime pas ta façon de me mettre dans un groupe, le fameux "vous" comme si je ressemblais forcément à un groupe auquel tu penses et auquel tu dis ne pas appartenir. tu ne sais pas grand chose de moi et je n'aime pas qu'on l'on me simplifie ;-) les gens sont complexes et complets, JE suis aussi complexe.

ensuite, rassures-toi, je ne te demandais pas ton autorisation de t'aimer et de détester. c'est comme ça. si ça te plaît, j'en suis vraiment content et si ça ne t'avait pas plu, il aurait fallu faire avec, moi j'aurais continué quand même à t'aimer et à te détester. je ne suis pas un guerrier, mais je tiens à ma liberté.

voilà pour la partie : éclaircissements. pas la partie la plus sympa mais eh ! ça me fait partie de mon apprentissage à moi : ne pas toujours être gentil ;-)

pour le reste, j'ai aussi inscrit dans mon corps, profondément et définitivement des traces de moments d'inattention. ce n'était pas lié à des combats mais au contraire, au plaisir. comme quoi ... chacun sa formule, mais j'ai une idée claire, et inscrite dans mon corps de ce dont tu parles.

enfin, je te suis sur la place de grand frère et la méthode à utiliser. moi j'aurais dit : inscrire ça dans les muscles. parce qu'il ne suffit pas de connaître les choses pour se les approprier, il faut passer par l'action, par le corps. ça vaut pour le sport comme pour les idées d'ailleurs.

malheureusement, les jeux que tu décris resteront ici sur le net, et pas dans le vrai monde, pas dans mes muscles. donc je me retrouve dans une situation pas plus avancée.

et puis finalement, je dois dire que j'ai de l'admiration pour le mélange entre ta clairvoyance, tes intuitions et ton côté malin. il y a quelque chose de sensuel là-dedans.

voilà, à bientôt ;-)

wajdi a dit…

C'est marrant kan tu veux pas etre trop gentil, tu le fais en réclamant de la liberté, donc en reculant, et pas en allant vers moi pour impacter et me faire reculer.

Oui j'avais compris ke tu savais cke je voulais dire kan je parler d'inscrire dans son corps. J'avais failli faire un rapprochement, mais j'avais trouvé ke ce serait finalement malvenu.

C'est sur ke c pas sur internet k'on va inscrire koi ke ce soit dans notre corps, à part peut etre les séquelles de la sédentarité.

Désolé pour la généralisation.

Tom a dit…

euh je suis pas sûr de comprendre ta position. ma liberté je la demande pas, je la défends.

bon ok, je comprenais pas ton point de vue jusqu'à ce que j'écrive ça. maintenant je comprends. je défends donc j'attaque pas frontalement vers toi, c'est ça ?
je suis pas un combattant, y a de sujets, comme celui-là où mon niveau de compréhension est proche d'un gamin de 8 ans. j'assume.

pour l'inscription dans les muscles, voilà bien la limite de l'exercice "blog", tu ne crois pas ?

wajdi a dit…

C'est ça. C'est une façon de pas s'engager dans le combat. (Défendre, c'est combattre aussi, mais c'est pas le même engagement)

Un gamin de 2 ans, sait déjà attaquer en principe.

Bien sur ke c'est la limite. L'écran n'est pas la vie. Mais moi ça me va vu ke c'est ma pensée ke j'devais réussir à développer. Et pour ça, les blogs, c'est sans limite.

Biz

Serge a dit…

De l'ambiance ici ^^