
Demain c'est la journée mondiale de lutte contre le SIDA. Demain, comme les autres 1er Décembre depuis longtemps, je suis concerné mais pas acteur. Chaque fois que j'approche "qu'est-ce que je vais en faire", je me défile. J'aimerais être porté par cette énergie qui est pourtant là, qui devrait m'amener à me bouger le cul et à me jeter dans la bataille mais en réalité, je n'y arrive pas.
L'expérience m'a montré que quand j'essaie de passer en force, je me fais mal et je ne fais rien de constructif, réellement.
Quand j'abandonne ma volonté complètement, je sombre facilement dans l'amorphe, dans le 'pas de mouvement', ou alors, j'investis mon énergie ailleurs pour ne pas regarder en face l'endroit où je pourrais l'investir.
Alors c'est toujours facile de parler de troisième voie mais elle est où, c'est par où l'entrée ? Mou je ne sais pas, je ne vois pas la porte. Je vois les portes derrière lesquelles il y a un mur, c'est déjà ça, mais je ne vois pas encore celle-s derrière laquelle/lesquelles, il y a un monde acceptable pour moi.
Depuis quelques jours, je réalise à quel point je suis en manque ... de calins, de chaleur humaine, de caresses et de sécurité avec un mec, juste l'un contre l'autre. Je me sens rarement en sécurité dans un lit avec un mec. Ca m'est arrivé bien sûr, dans des circonstances particulières ou bien avec certains garçons en particulier, parfois pour des raisons que je ne comprends pas encore exactement.
Aujourd'hui, depuis que je suis - à nouveau - seul, j'ai accumulé trop de nuits seul dans mon lit, trop de temps à n'être en contact qu'avec des éléments sans vie. Mon corps me rappelle régulièrement que ma nourriture passera d'abord par lui, d'abord par ça et que le reste ne fonctionnera correctement que lorsque j'accepterais, enfin, de partager ma vie avec quelqu'un, au lieu de foutre tout le monde dehors de chez moi.

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